Contrat de ville

La Politique de la Ville vise à garantir l’égalité entre tous les territoires urbains et les habitants. Elle œuvre en direction de zones prioritaires où les habitants sont confrontés à des inégalités persistantes : taux de chômage 2,5 fois plus élevé à celui de l’agglomération, taux de pauvreté près de 3 fois plus élevé que la moyenne nationale, effets de la crise plus durement ressentis…

Afin de mieux cibler ces interventions, une réforme de la politique de la ville a été engagée par l’Etat, portant sur 4 points essentiels.

La refonte de la géographie prioritaire

Avec la loi de programmation pour la ville et la cohésion sociale, les moyens sont concentrés sur les quartiers les plus en difficultés (Chapélies, Tujac- Gaubre, Rivet), qui sont désormais identifiés autour d’un critère objectif et transparent : celui de revenu des habitants.

Les nouveaux périmètres des quartiers rassemblent 5 430 habitants, soit 11% de la population briviste (48 949 habitants).

Le contrat de nouvelle génération (2015-2020)

Le Contrat de Ville est unique et global, à l’échelle intercommunale et permet de mobiliser l’ensemble des politiques publiques de droit commun d’éducation, de transports, de santé, d’emploi, de justice,… pour rétablir l’égalité d’accès aux services des publics des quartiers prioritaires.

Il permet, autour d’un projet de territoire partagé par tous les acteurs, d’articuler de façon cohérente les enjeux de cohésion sociale, de développement économique et de renouvellement urbain, tout en renforçant son intervention par des moyens spécifiques en faveur des quartiers.

Une réforme de la rénovation urbaine

Indissociable du volet social de la Politique de la Ville, le volet urbain bénéficie d’un nouveau programme de renouvellement urbain qui vise les quartiers présentant les dysfonctionnements les plus importants, en favorisant la mixité de l’habitat, la qualité de la gestion urbaine de proximité et leur désenclavement.

Un effort spécifique est engagé en direction des copropriétés dégradées, sur la lutte contre la précarité énergétique et l’articulation avec la lutte contre l’habitat insalubre.

Le projet de rénovation intervient sur l’ensemble des quartiers, avec une priorité donnée au quartier de Rivet.

La participation des habitants

Plusieurs dispositions sont proposées dans la réforme pour favoriser l’intervention citoyenne dans les projets de ville. Des conseils citoyens seront instaurés dans tous les quartiers prioritaires pour participer à l’élaboration des contrats de ville, favoriser l’expression des habitants, stimuler et appuyer les initiatives locales.

Cette dynamique passe également par le soutien au tissu associatif investi quotidiennement sur les quartiers.

Le Contrat de Ville lie l’Etat, l’intercommunalité et ses partenaires et a pour enjeu de réduire les inégalités et améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers prioritaires dans tous les domaines : l’emploi et la formation, réussite éducative, accès aux soins, cadre de vie, lutte contre les discriminations, accès aux loirsirs,  à la culture, aux sports…

Des interventions en faveur des quartiers et de leurs habitants

Les interventions en faveur des quartiers et de leurs habitants concernent 4 piliers complémentaires :

1) Pilier développement de l’activité économique et de l’emploi

Ce pilier aborde les thématiques de l’emploi, de la formation et de l’activité économique.

A travers cet axe, il s’agit de maintenir ou soutenir la création de l’activité économique au sein des quartiers à la fois pour offrir un niveau de services de qualité pour leurs habitants mais également favoriser la mixité entre les brivistes (faire venir sur les quartiers par l’activité proposée). La lutte contre le chômage dans les quartiers est une priorité : elle se fera en renforçant la présence de l’ensemble des partenaires œuvrant dans ce domaine mais également en multipliant les actions (1er accueil, accompagnement renforcé, atelier de remobilisation, accès à la formation…) et outils d’insertion (chantier école, d’insertion, clauses dans les marchés publics…).

2) Pilier cadre de vie et renouvellement urbain

Il traite du logement et de l’aménagement urbain, du transport et de la mobilité, et de la prévention de la délinquance.

Le grand objectif de ce pilier est de changer l’image des quartiers en les rendant plus sûrs, attractifs, agréables tant du point de vue du bâti que du vivre ensemble afin de faciliter la vie quotidienne des habitants. Ce pilier s’articule et s’appuie sur les projets de rénovation urbaine pour présenter les orientations stratégiques d’aménagement des quartiers.

3) Pilier cohésion sociale

Il s’intéresse à la réussite éducative, à la famille et au soutien à la parentalité, la santé et l’accès aux droits.

Il s’agit de développer des actions à destination des publics fragiles, de promouvoir la réussite éducative des enfants et des jeunes (tranche de la population surreprésentée sur les quartiers), de remettre au centre des débats la famille et la parentalité, de veiller à l’accès aux droits élémentaires des habitants (santé par exemple). L’une des actions phares est le dispositif de réussite éducative qui accompagne individuellement des enfants et des jeunes à travers la concertation et le partenariat de l’ensemble des acteurs sociaux, éducatifs avec l’engagement volontaire des familles et des jeunes.

4) Pilier citoyenneté et valeurs de la République

Il aborde les thèmes du lien social, la participation des habitants, et l’apprentissage de la citoyenneté.

Cette partie est primordiale puisqu’elle vise l’apprentissage de la citoyenneté et  pose des principes fondamentaux comme l’égalité filles/garçons. Cet axe s’appuie sur des valeurs à partager pour que tous les habitants aient le sentiment d’une même appartenance républicaine.

Appel à projet et éléments de programmation

Le contrat de ville met en œuvre une programmation annuelle à partir d’un appel à projet. Les comités techniques et de pilotage permettent d’examiner les propositions d’action de manière concertée et partagée avec l’ensemble des partenaires et acteurs du contrat.

Pour la première année programmation, 98 propositions ont été étudiées :

  • 78 actions ont été retenues ont bénéficié d’un soutien financier direct de la part du contrat de ville pour l’année 2015.
  • Les deux piliers les plus représentés sont le développement de l’activité économique et de l’emploi  et la cohésion sociale.

La programmation s’appuie sur une diversité d’intervenants avec plus de 30 opérateurs différents qui portent ces actions :

  • 55% des actions sont portées par une association,
  • 36% par une collectivité (Ville de Brive notamment via ses centres sociaux),
  • 5% par un organisme public (CAF…)
  • 4% par une école ou un collège.

Le soutien financier direct aux actions par la politique de la ville s’élève à 403 645 € :

  • 220 695 € de l’Acsé
  • 182 950 € de l’Agglo de Brive

Le montant total des interventions soutenues et valorisées pour l’année 2015 est de 1 556 800 €, répartis entre les principaux financeurs : l’Etat, la Ville de Brive, la CAF, le Conseil Déparmental, le Conseil Régional et l’Europe.