L’hydroélectricité

L’hydroélectricité constitue la deuxième énergie renouvelable du territoire (juste derrière le bois énergie) et restera, dans le projet de transition énergétique, l’une des filières vertes prépondérantes de l’agglomération de Brive.

En effet, le territoire s’appuie sur la production de trois grands barrages pour un productible total de 121,8 GWh par an. Le barrage du Saillant représente les ¾ de ce productible.

Les potentiels de développement identifiés sont de 2,8 GWh supplémentaires et concernent surtout l’équipement de seuils existants.

Parmi les projets identifiés, on peut citer les équipements de la digue de la Mouthe sous maîtrise d’ouvrage de l’Agglo de Brive à Ussac (250 kW), du lycée agricole de Voutezac porté par le Conseil Régional (70 kW).

Les avantages de l'hydroélectricité

  • Une production d’énergie sans émission de gaz à effet de serre
  • Un avantage en termes de stabilité du réseau (prédictibilité de la production décentralisée, produite et consommée localement, qui permet de compenser l’intermittence d’autres sources d’énergie)
  • Une énergie renouvelable parmi les moins chères pour le consommateur
  • Utilisation de la force de l’eau et restitution de l’eau au milieu

Un accompagnement pour développer un projet

Les centrales hydroélectriques de petites puissances bénéficient :

  • de tarifs d’achat qui ont vocation à assurer une rentabilité normale aux investissements de production d’électricité d’origine renouvelable. Pour ce faire, le niveau de prix auquel le distributeur d’énergie doit racheter l’électricité est fixé par arrêté à un niveau supérieur au niveau du prix de marché. Exemple de tarifs d’achat garantis pour les installations mises en service à la date de parution de l’arrêté du 13 décembre 2016, tarif garanti sur 20 ans : 80 €/MWh (tarif à 1 composante pour le turbinage de débits minimaux)
  • de compléments de rémunération pour contribuer à l’amortissement des investissements
  • d’une aide au raccordement aux réseaux publics d’électricité : l’arrêté du 30 novembre 2017 prévoit une prise en charge allant jusqu’à 40% du prix des travaux de raccordement.

Les nouvelles installations ou l’augmentation de puissance d’installation existante de plus de 20% sont soumises à autorisation. Un dossier réglementaire doit être préparé en bonne et due forme pour cette obtention et les études à mener peuvent comprendre une étude d’impact.

Il s’agit notamment de bien prendre en compte les enjeux environnementaux de :

  • débit minimum (« débit réservé ») permettant a minima de garantir des conditions nécessaires au développement de la vie dans le tronçon court-circuité par l’installation. Ce débit réservé représente au moins le dixième du module du cours d’eau sur lequel le seuil ou le barrage est installé, le module étant le débit moyen interannuel du cours d’eau.
  • continuité écologique : préservation des passages ou des modes de gestion pour les espèces (poissons migrateurs) et pour les sédiments, par exemple par l’installation de passes à poissons pour leur permettre la montaison et la dévalaison des cours d’eau

Un développement en 4 grandes phases :

  1. L’analyse préliminaire du projet,
  2. La réunion de présentation du projet au service de Police de l’Eau,
  3. L’avant-projet et l’étude/notice d’impact
  4. Le montage et le dépôt du dossier

Vos contacts :

  • France Hydro Electricité : 01 56 59 91 24
  • ADEME : 05 55 79 39 34
  • Conseil Régional Nouvelle Aquitaine : 05 55 45 19 00
  • Agglo de Brive – Service développement durable : 05 55 74 10 00